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   L'histoire des Avirons

Aux portes de la grande forêt

On peut difficilement dire que Les Avirons soit une commune maritime dans la mesure où sa façade littorale n'est large que de 150 mètres au plus! Pourtant, ne serait-ce que par son passé, cette commune est résolument tournée vers la mer. C'est cependant dans les hauts, avec la grande forêt, que les Avirons donne sa pleine mesure.

Avec ses 7135 habitants (1999) répartis sur près de 2700 hectares, la commune des Avirons établit un vrai lien entre les hauts de l'Ouest et le Sud. Si elle est géographiquement tournée vers l'Ouest, indéniablement, ses habitants ne s'en considèrent pas moins comme Sudistes à part entière. Il est vrai que les grands centres d'approvisionnement ou de développement, Saint-Louis et Saint-Pierre, sont à 20 minutes. Coincée entre la ravine Mulat et la ravine des Avirons, la façade littorale est étroite de 150 mètres à peine : c’est une bande de sable noir ravie à la plage de l'Etang-Salé-les-Bains. Cette indigence de surface s’accentue lorsqu'on grimpe vers les hauteurs de la commune. L'altitude augmentant vite, le climat devient aussitôt propice à toutes les activités agricoles de l'arrière-pays créole: cannes à sucre, bien sûr, mais aussi élevage (porcs, bovins, ovins, caprins, volailles, et même des sangliers), maraîchage, cultures fruitières, et de grands vergers, qui sont parmi les plus productifs de l'île. L'atout majeur des Avirons reste le Tévelave (du malgache tava lavy : la grande forêt), un plateau de moyenne altitude où s'est développé un agrotourisme particulièrement actif, notamment grâce à sa situation de porte de la grande forêt des hauts et à son joyau, la route forestière des tamarins.

Historique

Vers 1979, les premiers colons s'installent près de la ravine Sèche. Jusqu'en 1894, date de création de la commune, les Avirons est une section administrative de Saint-Louis. Le territoire était alors plus vaste qu'il ne l'est actuellement puisqu’il s'étendait jusqu'aux abords de la gare routière de l'Etang-Salé-les-Bains. Son littoral a rétréci sans raison apparente. Antoine Hibon est le premier maire de la commune. L'histoire des Avirons restera à jamais marquée par la figure du père Martin : nommé curé des Avirons le 22 Avril 1879, ce brave homme entreprend la conversion des travailleurs immigrés hindous, et aussi de leur enseigner les rudiments de l'instruction publique si chère à la République. Arrêté par les gendarmes, il leur prédit un triste sort et effectivement, l'un d'eux chutera mortellement de cheval dans une ravine. Le curé est ensuite réduit à dire la messe dans un souterrain du Tévelave. Sa tombe, près de l'église du centre, est lieu de pèlerinage.

La tombe du père Martin

Nombreux sont les pèlerins venant aux Avirons pour se recueillir sur la tombe de ce curé peu ordinaire. Dieu sait pourtant si l'île a eu son lot de prêtres de choc! Le père Martin offre la particularité de s'être immédiatement fait détester par la classe possédante. Dès sa prise de fonction, en avril 1879, il se met en devoir de convertir et instruire les Malabars immigrés, dont il s'aperçoit très vite qu'au salaire près, leur condition n'est guère plus enviable que celle des anciens esclaves. Les travailleurs catéchisés puis baptisés refusèrent de travailler le dimanche, ce qui ne faisait guère l'affaire de la bourgeoisie terrienne jusque-là toute puissante. Il se mêla même de politique, donnant des consignes de vote en faveur de tel ou tel candidat. Arrêté par les gendarmes, traduit en justice puis relaxé, il lui fut interdit d'exercer son ministère et en fut réduit à dire des messes clandestines dans les grottes du Tévelave. Il mourut en janvier 1888, de faim, de misère et de chagrin. Sa tombe est régulièrement fleurie par de pieuses gens venues lui demander son aide.
Accès : le père Martin se trouve dans le mausolée réservé aux anciens curés de la paroisse, juste derrière l'église du centre-ville.

Le carmel

Tél. : 02 62 38 04 67. Le carmel Notre-Dame-du-Grand-Large est une institution unique dans l’île. Depuis la fermeture du Séminaire de Cilaos dans les années 70, c’est le seul lieu où l’on a tout loisir de méditer, se recueillir, se ressourcer, faire le point sur soi-même, dans une atmosphère feutrée d’où tout décibel est totalement banni. Tenu par de discrètes religieuses, le carmel offre aux "retraités" l’ambiance idéale et un cadre merveilleux : bâti sur les pentes dominant la forêt, le lieu de recueillement offre un panorama extraordinaire sur la forêt, la côte en contrebas, le village de l’Etang-Salé-les-Bains et l’horizon. Le silence y est de règle, les offices et repas sont à heures fixes. On pourrait attribuer à ce lieu les paroles dévolues au Bernica par Leconte de Lisle : "Le bruit n’y monte pas de la mer sur les côtes / Ni la rumeur de l’homme / On y peut oublier…".
Accès : attendre le panneau indicateur à l’entrée Sud du village. Hébergement : chacun donne ce qu’il peut.

Un parcours botanique : la route des Tamarins

De la Petite-France (route du Maîdo, dans les hauts de Saint-Paul) jusqu'au Tévelave, la route forestière des tamarins est l’une des plus originales avec celle de Bébour-Bélouve à la Plaine des Palmistes. Au Tévelave, dès que l'on a passé les dernières maisons du village et laissé derrière soi les ultimes exploitations agricoles, la grande forêt des hauts reprend immédiatement ses droits. Dernier vestige de civilisation avant la sylve, un élevage de sangliers trouve là des conditions favorables à leur développement. Sur la route forestière, longue de quelque 30 kilomètres, on rencontre, selon l'altitude, absolument toutes les variétés botaniques qui font le charme de la grande forêt des hauts. Cette forêt de bois de couleurs est une réserve naturelle totalement protégée, où de nombreux sentiers de randonnée s'offrent aux marcheurs moyens. S'il est absolument interdit d'y faire du feu, rien n'empêche d'y pique-niquer en famille. Oxygène et chlorophylle garantis !
Accès : suivre la route après l'église du Tévelave.

Le Tévelave

Du malgache tavy lava : la grande forêt, le Tévelave est un des recoins des hauts de La Réunion qui a le plus préservé ses traditions ancestrales. Peuplé par quelques familles de " petits Blancs " désargentés après l'abolition de l'esclavage, ce plateau de moyenne altitude est longtemps resté voué à l'agriculture : élevage, culture maraîchère, un peu de culture florale. Jusqu’au début des années 70, n'y vivaient que quelques familles, tout au plus 200 personnes. Très vite, les travailleurs de la côte Sud s'aperçurent que cette région n'était, en fin de compte, guère éloignée des grands centres commerciaux et administratifs sudistes. Le Tévelave s'est alors très vite peuplé de gens qui y ont établi leur résidence principale : il compte aujourd'hui plus de 1500 résidents permanents. Vous y trouverez de nombreux coins à pique-niques.
Accès : suivre le fléchage à partir du centre-ville.


 

Onze non différents

En 1502 sur le portulan de (Cantino) elle est "Dina Margabim"

En 1512 "Isla Mascarentha"

En 1512 elle est ensuite appelée "santa Apolonia"

En 1613, elle est "England Forest".C'est l'anglais Castleton qui la baptise ainsi, tant elle lui rappelle son pays. L'île est toujours inhabitée.

Elle sera appelée "Peal island"du nom du bâteau de Castleton.

En 1619, un hollandais la visite et l'appelle "Maskarenas", il a les cartes portugaises.

En 1649,Flacourt la baptise "Bourbon"en l'honneur de la famille royale. Elle est alors habitée.

En 1689, elle est appelée "île d'Eden"par Duquesne, un huguenot français réfugié en hollande. Il ignore qu'elle n'est plus déserte et veut y installer une colonie protestante. il sera déçu.

En 1793, "La Réunion" car le nom de Bourbon est devenu haïssable pour les révolutionnaires.

En 1803 "île Bonaparte"

En 1815 "Ile Bourbon" à nouveau car c'est la restauration.

Puis en 1848 "La réunion" définitivement.

 

 

 
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